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L’échappée belle – Anna Gavalda

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Garance, son frère Simon, sa belle-soeur Carine (ou Nathalie dans la première version) et sa soeur Lola, partent ensemble à un mariage de famille. Mais il leur manque leur frère Vincent. Alors le frère et les deux soeurs fuient le mariage pour rejoindre le temps d’un petit week-end leur Vincent dans un château à l’abandon.

Ces deux petits jours sont comme une parenthèse dans leur vie. Une petite suspension fleuries (c’est le printemps !) pour se retrouver entre frères et soeurs et de parler de tout et de rien. Peut-être aussi pour se remettre un peu en question…

J’ai lu la toute première version (celle de France Loisirs – avec la voiture jaune) et celle des éditions J’ai lu. Entre les deux, il y a presque 10 ans ! Dans cette version de J’ai lu, Anna Gavalda a rajouté deux chapitres et changé quelques notions  pour les rendre plus récentes. Sinon ça doit faire la sixième ou septième fois que je lis ce bouquin…

Pour ceux et celles qui ne me connaissent pas, Anna Gavalda est un auteur que j’aime beaucoup, n’en déplaise à certains et certaines ! Enfin, on s’en fiche, parce que sinon ça relance le débat à la Musso/Lévy ! Bref, Gavalda, c’est ma petite grenadine, voire mon lait fraise ! un truc super réconfortant qui me met du baume à mon petit coeur ! Elle ne publie pas assez à mon goût mais en même temps c’est un plaisir de la lire et de la relire en attendant un nouvel opus si possible meilleur que “La Consolante” (petit message subliminal en passant).

Bref, revenons à notre échappée ! J’aime l’ambiance du livre. On est en été, il fait chaud, le soleil est à son apogée. La fratrie se retrouve enfin, pour se souder, pour oublier un peu leurs problèmes et reprendre un petit coup de force fraternel pour reprendre le court de la vie. J’aime ce genre de bouquin qui met un peu de douceur, un peu de simplicité et de sentiments dans ce monde de brut.

Dans la version J’ai lu, Anna Gavalda a ajouté deux chapitres sans queue, ni tête pour ce livre. On y voit Garance, la narratrice repartir chez elle à Paris et faire le point sur sa vie, faire un peu de ménage et changer de cap. Mais, voilà ça manque de saveur, de subtilité ! c’est pataud et ça se détache complètement de l’univers premier du livre. Je ne vois aucune utilité à ce rajout. On dirait vaguement une suite mais elle n’a rien à faire là. La parenthèse pouvait très bien rester fermée avant. Donc, je vous conseillerais pour ceux qui veulent lire ce livre c’est de prendre la version France Loisirs : première version et la meilleure !

125 pages lues pour le challenge S.T.A.R  !! 

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Petit bilan du challenge : 1550 pages !!! Dont 70 pages d’un livre abandonné qui était La nonne et le brigand de Frédérique Deghelt.

J’ai d’ailleurs battu mon record ! héhé ! pas dur, parce que je n’avais pas dépassé les 1000 pages. J’espère faire mieux la prochaine fois ! Sinon je remercie Liyah pour ce beau défi et surtout pour la convivialité et le partage établis sur la page facebook du challenge ! merci et à la prochaine !! ^^

Enola Holmes : Double disparition – Nancy Springer

Enola Holmes a 14 ans. Elle est la soeur du très célèbre Sherlock Holmes et de Mycroft avec qui elle a une grande différence d’âge. Elle se retrouve seule / alone (anagramme d’Enola)  lorsque sa mère disparaît. Pour échapper à l’avenir que lui promet son frère Mycroft, Enola prends elle-même la poudre d’escampette. Elle veut retrouver sa mère !

Enola est la petite dernière. Elle n’aime pas beaucoup ses frères qui la prennent pour une enfant. Sa mère, dont le portrait va se dérouler tout au long du livre, la laisse seule et c’est à partir de ce moment qu’Enola va se montrer logique et jouer au détective. La mère est un personnage extravagant pour la société du XIXème siècle. Elle est indépendante, s’habille autrement que la norme féminine sociale. Et Enola prend le même chemin : elle veut penser par elle-même et non pas comme le veut la société.

L’enquête se mêle à la fuite d’Enola. Au fur et à mesure, on découvre le personnage de la mère et les réflexions assez matures d’Enola. Ce sont des femmes très modernes pour l’époque.

Il y a quelques petites longueurs mais le style nous tient et nous avons vraiment envie de connaitre une issue. Je pensais que chaque tome serait un épisode, mais en fait c’est une longue histoire qui nous attends.

J’ai apprécié ce livre avec une autre vision du célèbre Sherlock Holmes. La suite est déjà dans ma PAL.

246 pages lues dans le challenge STAR !

Prodigieuses créatures – Tracy Chevalier

Elisabeth Philpot, vieille fille de la bonne société, quitte Londres avec ses soeurs pour vivre à Lyme Regis, une ville côtière. Un jour, sur la plage, elle rencontre une pauvre fille, les yeux rivés sur la falaise. C’est Mary Anning, rescapé d’un coup de foudre qui, pour faire vivre sa famille, cherche des fossiles sur la plage pour les revendre. Naît alors une amitié entre les deux femmes à travers une passion commune.

La découverte de fossiles est pour Mary un gagne-pain mais pour Elisabeth, un hobby. Mary va devenir une grande spécialiste des fossiles et va découvrir des spécimens importants. Mais nous sommes au XIXème siècle et la Science n’est pas accessible aux femmes et ce monde masculin est très fermé.

De plus, la découverte de ces “prodigieuses créatures” dérangent la pensée de l’époque sur l’apparition du monde et l’existence animal. La pensée orientée vers Dieu est quelque peu compromise.

C’est mon deuxième roman de cet auteur. J’ai lu “La fille à la perle”, il y a bien 10 ans… (Mon Dieu, le temps passe vite). Donc, j’avais envie de réitérer l’expérience. Au début, après la mise en place des personnages, je dois bien avoué que je m’ennuyais ferme. La découverte des fossiles c’est bien gentil mais   y a pas de quoi s’extasier de longues pages durant.

Bref, je faillis flancher et j’ai flâné sur les blogs et ai lu des avis positifs sur ce roman. Cela m’a reboosté un peu et j’ai fini le livre sans ciller, ni repenser à l’abandon.

C’est un roman historique assez plat, mais on s’attache à cette histoire humaine et féminine. On a envie que Mary soit reconnue et que son savoir soit influençable. On a aussi dans ce roman, quelques notes austeniennes (même période) et ce n’est pas désagréable. Voilà, si vous aimez les petits romans historiques sans fioritures, je vous le conseille. L’écriture est fluide et on se laisse bercer si on arrive à tenir tête à l’ennui du début.

Et 421 pages de lues pour le Challenge S.T.A.R ! 

Les enfants de la paranoïa – Trevor Shane

Dans notre commun des mortels, une Guerre se déroule sous nos yeux sans qu’on le sache. Un conflit entre deux clans : le Bien et le Mal. Joseph est un des pions de cette Guerre : un simple coup de fil des Renseignements lui dicte d’éliminer un ennemi. Tuer ou être tuer, c’est la profession de Joe.Il est seul, il n’a pas le droit de communiquer avec quiconque. Mais un jour, où il rejoint ses amis comme au bon vieux temps, il tombe dans une embuscade qui le fragilise. Puis, il y a Maria…

Quand on commence ce livre, on entre directement dans l’action : on est Joe, on suit une jeune femme pour la tuer. Le ton du roman est lancé, on arrête de respirer et on plonge dans cet univers de suspens.

La vie de Joe se résume à endoctriner des jeunes qui ont eu aussi des assassinats dans leur famille et qui à cause de cette peine, vont développer une haine qui va permettre de les enrôler dans la Guerre. Puis il y a tuer : Tuer pour continuer à vivre et pour assouvir cette haine. Joe ne sait faire que ça : ce travail d’espion qui doit mener à l’ultime fatalité.

Et un jour, il y a Maria. Cette fille va lui faire renaître des sentiments qui jusque là étaient enfouis. Maria, qui va le rendre encore plus vulnérable et c’est impardonnable dans cette Guerre.

Moooonnn (exclamation lorraine) ce livre m’a fichu une chair de poule de fou ! Je ne pouvais plus le lâcher ! On entre de suite dans le personnage de Joseph, on pense comme lui, on sauve sa peau comme lui ! C’ est un monde de fou que cette Guerre ! Tout en vivant une vie « normale », tu sais qui sont tes ennemis, tu le sens et dès que tu as le feu vert pour les tuer, la chasse à l’homme est en marche.

L’histoire d’amour est un temps de pause dans ce livre : les bons sentiments bien mielleux ne sont pas présents. L’amour n’altère en rien le rythme effréné du livre. J’avoue avoir chopé des insomnies ! Je ne lis pas de thriller, ni de livre à suspens… mais celui-ci est m’a vraiment intéressée et embarquée ! Je l’ai fini un vendredi à 1h45 du matin, j’ai dormi les yeux ouverts jusque 4h !! Il fallait que je me vide l’esprit de cette histoire si prenante.

La fin laisserait entendre une suite (je dis bien au conditionnel car on ne sait jamais). Je remercie Michel Lafon et Camille pour ce partenariat haletant !!

Livre entrant dans le challenge S.T.A.R.

Et puis… Paulette – Barbara Constantine

(Je vous entends fredonner que vous êtes à bicyclette !)

Ferdinand se sent seul. Ses enfants et surtout ses petits-fils, les P’tits Lu sont partis de la maison. Ils ne sont pas très loin, pourtant, juste au centre du village. Mais Ferdinand déprime. Même la présence du petit chat Chamalo n’arrange pas grand chose.

Et puis, un jour, il sauve Marcelline. Et là, l’Arche de Noé peut commencer !

Un livre de Barbara Constantine, je n’y résiste jamais ! Je l’ai d’ailleurs rencontrée au Salon du Livre. Ses livres sont tous humains, sans fioritures, avec beaucoup de simplicité.

Le sujet, ici n’est pas gai, mais l’humour et le naturel des personnages fait qu’on oublie la dure situation. Ce livre, c’est un genre d’ “Ensemble, c’est tout” à la sauce Constantine : bloqué dans un petit village type des années 80-90 (elle m’avait répondu “un village des irréductibles Gaulois”)

On aime se laisser bercer par l’écriture simple et les mots justes. On aime suivre ses personnages qui ont du mal à exprimer leurs sentiments, la justesse de l’histoire.

Seul bémol : même 300 pages, c’est court !

Cette lecture et ses 146 dernières pages seront comptées dans le marathon de Liyah : S.T.A.R !

L’étrangleur de Cater Street – Anne Perry

Nous voici plongés dans la société victorienne, chez la famille Elison. Il y a le père Edward, la mère Caroline, leurs trois filles : Sarah, Emily et Charlotte ainsi que le mari de Sarah Dominic. Ils vivent à Londres et font partie de la Haute Société : celles où les femmes “travaillent” pour les oeuvres de charité et s’intéressent à leurs robes et où les hommes vont à leur Club. 

Le roman commence comme un roman de Jane Austen, on est de suite plongé dans une grande famille avec leur souci de mariage et de savoir-vivre.  Charlotte est le personnage principal : elle sort du lot par son franc-parler et son manque de manière. Il y a d’abord une critique acerbe de la Société Anglaise Victorienne : les femmes n’ont pas le droit de s’enquérir de l’actualité, ni de ce qui se passe au-dehors. Elles ne doivent que penser à veiller à la bonne vie du foyer. Les hommes, eux, sont plus libres. 

Quand soudain, plusieurs assassinats ont lieu dans une rue voisine des Elison : Cater Street. Un mystérieux étrangleur au fil à couper le beurre (il l’a pas inventé celui-là ! hum…).  Apparaît alors dans le roman : L’inspecteur Thomas Pitt : homme de classe moyenne, policier chargé de l’enquête. Et là, la lueur de sentiments amoureux pointe son nez entre Charlotte et l’inspecteur… Puis, au fur et à mesure, les apparences s’abaissent pour laisser un place aux vrais visages et véritables personnalités. 

L’intrigue policière n’est pas vraiment au centre mais on se prend au jeu d’accuser certains personnages, de chercher qui cela pourrait bien être ! Car dans la Haute, on ne pouvait imaginer un tel criminel parmi ces personnes de bonne famille… 

J’ai apprécié cette peinture de l’Angleterre du XIXème siècle, les portraits de personnages ainsi que les disputes avec la grand-mère vieille pie, qui à peine contrariée, monte dans sa chambre se coucher !! 

Une belle découverte ! J’avais ce livre qui ronflait dans ma PAL depuis un moment. Et j’avais lu de bons avis sur Anne Perry. Cette série des Pitt me plaît bien ! D’ailleurs, mon homme m’a acheté le deuxième : Le mystère de Calander Square ! 

Et de un pour le challenge anglais ! God save Anne Perry ! 

Révolution – Jennifer Donnelly

Andy a 17 ans. Elle a perdu son frère et depuis elle n’arrive pas à faire son deuil, se culpabilise. Sa tristesse est immense et rien n’arrive à lui faire oublier le drame. Sauf la musique, sa grande passion. Dès qu’elle prend sa guitare, elle n’est plus Andy. Elle n’est plus là. Elle joue jusqu’à ce que ses doigts ne peuvent plus suivre les cordes. C’est comme ça qu’elle se suspend à la réalité l’espace d’un instant.

Sa réalité (selon son père) : travailler à sa thèse de fin d’étude sur Amadée Malherbeau, grand musicien du XVIIIeme siècle, précurseur du rock. Elle doit alors quitter Brooklyn pour Paris.

Dans un étui de guitare, elle découvre un jour, le journal d’Alexandrine, jeune fille vivant sous la Révolution Française.

Le roman est alterné par le récit d’Andy elle-même et  celui d’Alexandrine (on suit en fait la lecture du journal par Andy). Dans ce deuxième récit, on suit les évènements de la Révolution Française où l’on découvre une période violente, sanglante et de terreur. Alexandrine nous mène aussi dans la vie du Roi et de la Reine mais surtout celle du Dauphin Louis-Charles qu’elle aimera jusqu’au bout. Ces passages sont extrêmement documentés et donc très précis. Les souverains deviennent des personnages à part entière et non plus des personnages historiques d’un document quelconque.

Dans la vie d’Andy, on suit ses recherches de thèse mais aussi ses rencontres. Notamment avec Virgile (qui d’après les descriptions est mega sexy ! donc imaginez le à votre convenance, mais moi j’ai déjà fondu). Il y a aussi ses références musicales, des extraits de paroles. Il aurait été sympathique d’avoir une petite bande-son avec le livre !

C’est un livre jeunesse mais assez bien écrit très intéressant. Andy n’est pas une gamine, elle est plutôt mature et l’histoire est vraiment plaisante. On s’y perd quasiment pas entre les époques. Seul bémol : une dernière partie un peu clichée mais rien de méchant. On n’a pas trop envie que le livre se termine donc je remercie l’auteur d’avoir écrit plus de 500 pages !

Merci à Mélo ma acolyte livresque, pour ce prêt !

La liste de mes envies – Grégoire Delacourt

 Jocelyne voulait être styliste à Paris mais elle est mercière à Arras. Elle voulait épouser le prince charmant mais c’est Jocelyn un peu plus brute, parfois cruel mais gentil qui sera son mari. Jo nous raconte ses rêves, ses espoirs, le bonheur qu’elle pourrait atteindre.

Un jour, l’argent tombe du ciel. Les rêves deviennent réalité et tout ce bouscule dans la tête de Jocelyne. Ne rien dire pour l’instant, digérer et faire des listes. C’est tout ce qu’elle a trouvé. C’est trop gros, trop d’un coup ! Et puis 18 millions d’euros ce n’est pas une maladie…

Jocelyne nous raconte sa petite vie quotidienne, le gris de sa vie. Et un jour, un arc-en-ciel avec le seau d’or à son pied. Comment fait-on quand on devient riche ? Est ce que l’amour est plus fort que l’argent ? Et l’argent fait-il vraiment le bonheur ?

C’est ce que nous raconte Jocelyne, avec ses mots simples et touchants. Sa vie est celle de tout le monde, avec ses secrets, ses rancœurs, mais aussi des petits rêves tenant sur une liste.

Ce livre parle également de l’appât du gain, de la façon dont on peut réagir face à une somme aussi grande. Il parle du temps, de l’amour. Car même si on est riche, est ce que l’amour est plus fort.

J’ai vraiment aimé ce livre qui est certes court mais aboutis. C’est une histoire avec beaucoup de simplicité et riche en sentiments sincères.

Je vous conseille d’aller sur le site de l’auteur regarder son résumé de son livre en images : http://www.gregoiredelacourt.com/#!__la-liste-de-mes-envies/le-livre-en-images

Merci aux éditions JC Lattès pour leur confiance.  

Moi aussi j’y étais !

Ce week-end, c’était l’évènement livresque de l’année : le Salon du Livre de Paris ! Depuis longtemps, je rêve de fouler le sol des pavillons de la Porte de Versailles ou les bâtiments sont 4 fois plus grands que le parc des expos de Nancy. Bref, me voici dans le TGV pour squatter chez Mélo et enfin réaliser un petit rêve : aller à la fête du slip livre !

Notons que je guéris à peine d’une entorse et c’est armée d’une atèle et de bas de contention que j’ai affronté la foule ! cette put… de foule mal polie et pressée comme si elle prenait le métro aux heures de pointes ! sauf qu’on n’est sur aucun quai direction Porte de Clignancourt ou autre et que y a pas de wagons bondés ! Les “pardons”, les “excusez-moi” sont bannis à jamais et vas-y que je te marche dessus et que je te fonce dessus, t’as qu’à t’enlever grognasse, pourquoi tu t’arrêtes pour regarder un stand de livres ?

Eh bé ! c’est ça le Salon du livre ? oui je suis légèrement agoraphobe mais je voulais profiter pour voir les stands, les auteurs présents, et ne pas me presser surtout. J’en ai quand même profiter, mais je me pensais dans une immense fnac où le coté commercial et l’immense machine du livre faisait sa publicité !

Pour la petite provinciale que je suis, c’était trop énorme, trop grand, TROP. Et quand c’est trop… c’est Tropico ! D’ailleurs, petit bémol : toute sortie est définitive ! et on parque les fumeurs ! et si tu étouffes, bah tu pends ton mal en patience et tu t’évanouis ! mais pas sur les livres hein ! ça les abîmes ! dis !

Bref, j’y suis allée, mais je ne suis pas prête de remettre le couvert.

Coté passionnée livresque, j’en ai évidemment pris plein les yeux ! le stand des éditions “Au Diable Vauvert” m’a fait papillonné, celui de “Acte Sud” aurait pu devenir mon QG tellement j’adore leur édition poche Babel ! Et j’aurais pu aussi placer mon lit de camp devant toute l’étagère des éditions “le masque” de JC Lattès avec leur trésor d’Agatha Christie !

J’ai quand même rencontré un auteur (désolée je n’aime pas utilisé le féminin de ce mot ni pour écrivain, ça me siffle dans les oreilles !) : Barbara Constantine. Elle m’a gentiment dédicacé son nouveau roman “Et Puis… Paulette”. J’ai aimé son sourire un peu timide mais franc et moi aussi d’ailleurs je ne faisais pas la fière !  J’ai aperçu quelques autres écrivains mais vraiment avec la foule, je me suis désistée.

Je suis repartie le coeur joyeux quand même avec une dizaine de livres et avec les pieds en compote !

Je remercie Mélo pour le logis et le taxi et les livres et nos discussions et son amitié sincère, Audrey pour son sourire et son amitié également. Un coucou à leurs hommes qui ont subi cet assaut dans le monde livresque infernal ! Une petite pensée aux blogueuses rencontrées : Hécléa, Malou, Alison, Fée Bourbonnaise et  Frankie.

Paris est une ville de fou mes enfants ! le pire c’est que je projette d’aller à St Maur en poche en juin… Paris fascine quand même un peu…

Une photo de mes achats :

Patrick Bruel – Conversation avec Claude Askolovitch

Dans les années 90, beaucoup de minettes criaient Patriiiiiiiicck ! Personnellement, je n’étais pas vraiment de celles-là. J’aimais bien ce chanteur, je me rappelle qu’avec ma meilleure amie, on se mettait devant le tourne-disque(trisaïeul du MP3) et on chantait à tue-tête “Alors regarde” à s’en casser la voix. (hum…). Patrick, c’était un chanteur amoureux, qui chantait ses angoisses, ses rebellions, mais aussi l’amour. A 30 ans… mon âge aujourd’hui. Et la vie a bien changé.

J’ai aimé un peu plus Bruel, quand il est revenu en 1999, avec l’album “Juste avant” : là, il chantait sa famille, ses doutes et toujours l’amour ! j’avais “j’te mentirais” à fond dans mon walkman (bisaïeul du  MP3). J’étais bouleversée par cette chanson.

Bref, quand j’ai vu qu’un livre sortait sur mon chanteur préféré, je me suis dis : punaise c’est pas vrai, lui aussi se met à écrire sa vie troublée… que c’est même pas lui qui a pris son stylo… déçue je suis. Mais ! Non ! Il s’agit de conversations avec un journaliste d’Europe 1 Claude Askolovitch. Les éditions Plon avaient demandé à Patrick un livre, mais lui ne voulait pas trop tomber dans le cliché du mec qui se raconte et qui se fait des bisous tellement il s’aime ! (ça c’est moi qui le rajoute). Et un jour, où Patrick allait plaider la cause des paris sur internet auprès d’un grand ponte du pouvoir, il a croisé C. Askolovitch et lui a demandé de faire ce bouquin.

Patrick Bruel se raconte, évidemment mais rien n’est embellit, rien n’est superficiel. Il évoque ses parents, ses enfants, sa religion, sa politique, sa carrière sans fioriture. C’est juste un mec célèbre qui raconte sa carrière et comment il pense ceci et cela. On suit la conversation comme si on nous y avait invité pour être en direct.

Claude Askolovitch évoque parfois (en italique) ses propres réflexions sur les dires de Patrick.

Patrick est certes un homme chanceux, célèbre mais l’idée qui revient souvent ce sont ses doutes. Même si tout lui réussit, c’est plus fort que lui, le doute s’installe.

J’ai vraiment aimé découvrir le chanteur et l’homme à travers ce livre simple. Malgré quelques longueurs, on découvre quelqu’un bien impliqué dans la réalité.